Une douleur qui surgit sans prévenir, souvent après un repas trop copieux, un épisode de constipation ou une longue journée assis. On appelle ça une crise hémorroïdaire. Et la première question : combien de temps ça va durer ?
Ça varie beaucoup d'une personne à l'autre, mais certains repères permettent de s'y retrouver.
Ce qu'est vraiment une crise hémorroïdaire
Une crise, c'est une poussée inflammatoire soudaine sur des hémorroïdes déjà fragilisées. Les veines hémorroïdaires gonflent, la circulation sanguine locale ralentit, la douleur s'installe, parfois très intensément. Dans certains cas, un caillot se forme à l'intérieur d'une veine : c'est la thrombose hémorroïdaire, la forme la plus douloureuse.
Environ un Français sur deux fait au moins une crise hémorroïdaire par an, selon les données de la SNFCP. La gêne touche les hommes comme les femmes, surtout entre 30 et 50 ans.
La durée selon le type de crise
Une crise simple, sans thrombose, dure généralement de quelques jours à une semaine. C'est la phase aiguë : douleur, démangeaisons, parfois saignements. Avec un traitement adapté, veinotoniques, antalgiques, adaptation alimentaire, les symptômes s'améliorent en moins d'une semaine pour la plupart des gens.
Une thrombose hémorroïdaire suit un calendrier différent. La douleur la plus intense dure quatre à sept jours. L'œdème associé se résorbe en trois à quatre jours. Mais le caillot lui-même peut persister deux à six semaines. La gêne totale peut donc s'étaler sur plusieurs semaines même si le pire est passé rapidement.
Sans aucun traitement, certaines personnes rapportent une gêne qui s'étire sur un à deux mois. Ce n'est pas la norme, mais c'est possible quand les facteurs déclenchants ne sont pas corrigés.
Les facteurs qui prolongent une crise
La constipation est le premier coupable. Quand les selles sont dures et les efforts de poussée répétés, la pression sur les veines hémorroïdaires ne redescend pas entre les crises. L'inflammation reste entretenue. Même chose avec une position assise prolongée, une alimentation appauvrie en fibres, ou une faible consommation d'eau.
Les épices fortes, l'alcool et les plats très gras sont des déclencheurs connus, pas systématiquement, mais fréquemment. Les épisodes de stress intense ou de diarrhée répétée peuvent aussi précipiter une crise chez des personnes déjà prédisposées.
Pourquoi les crises reviennent
Le vrai problème avec les hémorroïdes, ce n'est pas la crise en elle-même. C'est ce qui se passe entre les crises. Le tissu veineux ne récupère pas complètement son tonus sans traitement de fond. Il reste légèrement distendu, plus vulnérable à la prochaine poussée. C'est pour ça que beaucoup de personnes décrivent des crises de plus en plus fréquentes avec le temps.
Les traitements classiques, crèmes, suppositoires, calment les symptômes mais n'agissent pas sur ce mécanisme de fond. La restauration du tonus veineux, qui passe notamment par des actifs comme l'escine ou les ruscogénines, fait la différence entre calmer une crise et prévenir les suivantes.
Si vos crises reviennent malgré tout ce que vous avez essayé, la paroi veineuse n'a probablement jamais été traitée. Sérenia agit sur ce mécanisme de fond avec l'escine de Marron d'Inde et la Nigelle.
Traitement naturel pour réduire la durée d'une crise hémorroïdaireQuand une crise devient une urgence
La plupart des crises hémorroïdaires sont douloureuses mais pas dangereuses. Quelques situations méritent une consultation rapide : une douleur très intense d'apparition brutale, une thrombose volumineuse, un saignement abondant et répété, une fièvre associée, ou l'impossibilité de soulager la douleur par les antalgiques habituels.